Le solaire Malgré un fort ensoleillement, plus de 3000 heures de soleil par an et un rayonnement moyen correspondant à 4,8KWh/m2/jour, l’énergie solaire n’est que très peu développée. A partir des années 70, un marché de chauffe-eau solaires s’est développé mais la médiocre qualité des équipements installés a conduit à de nombreuses contreréférences et à une défi ance des consommateurs. Le Ministère de l’Energie et de l’Eau travaille à la mise en place de normes de labels de qualité. Fortement urbanisé, le Liban dispose d’un potentiel important pour l’installation de CES, notamment dans le cadre d’installations collectives, l’essentiel des logements urbains étant collectif. Le solaire thermique enregistre d’ailleurs une progression de l’ordre de 15% par an. Les banques poussent au développement du solaire thermique, à l’image de la banque HSBC qui offre un CESI a tout contractant d’un prêt immobilier. Le taux d’équipement extrêmement bas actuel (0.05m² de capteurs par habitant) devrait donc rapidement progresser et rejoindre celui des pays voisins (Chypre, par exemple est à 0.85m² par habitants) La production d’électricité par le solaire thermique à concentration n’est pas plus développé malgré un potentiel de production estimé à 19TWH/an. Le photovoltaïque quant à lui est pratiquement inexistant. Son développement impose une clarifi cation dans l’accès au réseau et la mise en place de tarif de rachat. Ces conditions ne sont pas encore réunies actuellement mais la prise de conscience est réelle et la volonté du gouvernement devrait rapidement mettre en place le cadre légal nécessaire au développement de cette technologie. L’éolien Compte tenu du passé diffi cile du pays, l’énergie éolienne est cantonnée à quelques petites génératrices produisant au maximum 10KW. Des mesures de vents on été réalisées mais il n’existe pas aujourd’hui de vrai cartographie du gisement éolien. Actuellement, un projet de 60 MW est à l’étude par EDL au nord du pays, projet porté par un consortium de sociétés privées. L’importante capacité d’investissement existante dans le pays laisse présager un développement de l’énergie éolienne quand les freins réglementaires seront levés. L’hydraulique La seule énergie renouvelable déjà développée au Liban avec une capacité installée de 273 MW. Cependant, il reste des capacités de production estimées à 200 MW et 4 sites principaux ont été identifiés. Bois et Biomasse L’énergie produite à base de bois et de biomasse est estimée à 2.4% de l’énergie totale consommée dans le pays, soit 48 000 Tep. Là encore différents projets existent pour mobiliser la ressource issue des résidus de l’agriculture ou encore de déchets de bois dont la production locale demeure modeste. Biocarburant Il n’y a aucune production locale à ce jour. Il existe des projets de développement de production de biocarburant à base de résidus de pressage d’olives. Exporter au Liban Engagé dans une phase de modernisation de son administration, le Liban est à même d’attirer à nouveau les investisseurs internationaux grâce à une législation favorable et une faible pression fi scale. Francophone et francophile, il est particulièrement accueillant pour les PME françaises qui trouvent sur place nombre d’opérateurs privés fi ables et dynamiques. Extrait de « L’essentiel d’un marché : le Liban » publié par UBIFRANCE : De façon générale, le Liban s’est engagé dans un protocole de libre échange avec l’Europe. L’Accord d’association du Liban avec l’Union Européenne est entré en vigueur le 1er avril 2006. Il prévoit l’ouverture du marché libanais aux produits européens à droit zéro et sans quotas par étapes de mars 2008 à 2015. La situation économique du Liban Depuis 2006 le ratio dette/PIB a baissé de près de 30%. La croissance du PIB réel a progressé de 7% en 2009 sous l’effet d’une politique économique prudente et d’une amélioration de la situation politique et sécuritaire après l’accord de Doha de mai 2008. Jusqu’à présent, le système fi nancier libanais a résisté à la crise fi nancière mondiale. Les apports de dépôts, essentiels pour le fi nancement des défi cits budgétaires élevés, se sont poursuivis à un rythme rapide Note du FMI de décembre 2009. |